[Cinéma] Les figures de l’ombre (2016) – Theodore Melfi

1962 : Katherine Goble est mathématicienne au sein d’un centre de recherches, Mary Jackson aspire à devenir ingénieur tandis que Dorothy Vaughan est la superviseure de son équipe. Katherine est la première et seule femme Afro-américaine de son groupe de recherche et se trouve rejetée par ses collègues. Mary ne peut devenir ingénieure qu’à la condition d’intégrer une université, là aussi, uniquement fréquentée par des hommes blancs. Dorothy souhaite que son poste de superviseure soit officiellement reconnu, mais cela lui est sans cesse refusé.

Ces trois femmes vont participer à l’un des plus grands événements qu’aient jamais connu les États-Unis : le lancement de Friendship 7 qui amènera John Glenn dans l’espace, soit le premier vol orbital américain. Le trio de scientifiques va devoir se battre contre les mentalités sexistes et racistes qui semblent une évidence dans l’Amérique des années 60.

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Les figures de l’ombre, un titre tellement représentatif de ces femmes Noires qui ont œuvré pour la gloire des hommes Blancs envoyés dans l’espace. Malgré leur haut niveau d’étude, ces scientifiques travaillant pour la NASA sont victimes de la ségrégation de l’époque qui les obligent à utiliser des toilettes réservées aux femmes « de couleur » et à subir le regard méprisant et soutenu de leurs collègues qui ne daignent pas partager avec elles la même machine à café.

Même s’il traite du lourd sujet du racisme et du sexisme de l’époque, Les femmes de l’ombre n’en est pas pour autant un film sombre et tourmenté. Bien au contraire ! C’est l’histoire de trois collègues et amies qui nous emportent dans une aventure toute en couleurs et en musique. On rit, on s’émeut, on s’attache à nos trois battantes qui prennent la vie comme elle vient et s’accrochent à l’espoir que leurs rêves se réalisent. Des amitiés se créent, des amours naissent, des barrières s’effondrent, et l’on a une furieuse envie de conquérir le monde et vaincre pour la Liberté !

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Les femmes de l’ombre est clairement un film qui fait du bien. Parfaitement mené de bout en bout, accompagné d’une bande-son qui dépote, on ne s’ennuie pas une seconde et on en sort le cœur gonflé d’espoir en l’Humanité et en l’avenir. Ce film fait réfléchir aussi. Il ne dénonce pas de graves violences qui choquent, non, il met en avant les injustices quotidiennes auxquelles étaient confrontées ces femmes, ces choses qui paraissaient « normales » à l’époque alors qu’elles nous crèvent les yeux aujourd’hui. Sans doute penserons-nous la même chose dans cinquante ans, lorsqu’on tournera des films sur les années 2010 ? Les choses avancent. Doucement, très doucement. Parce que l’histoire de Mary, Katherine et Dorothy est finalement très récente. Mais cela donne de l’espoir. L’envie d’y croire.

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Article rédigé par Marie

Review [Cinéma] Les figures de l’ombre (2016) – Theodore Melfi

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