[Critique littéraire] Fête des pères, le livre déculpabilisant de Greg Olear

Je vous présente en avant-première le roman de Greg Olear, Fête des pères qui sortira le 2 février chez Cherche Midi. Ce roman est 432 pages d’humour !

Voici ce que l’on trouve sur la quatrième de couverture :

Sa femme partie en déplacement professionnel, Josh Lansky, scénariste, doit rester une semaine seul avec ses deux enfants en bas âge. Jusqu’à ce vendredi, il a réussi, tant bien que mal, à gérer l’essentiel : les petits sont toujours vivants, lui-même a survécu à Dora l’exploratrice, et n’a pas encore totalement pété les plombs. Mais lorsqu’il apprend par hasard que son épouse lui est peut-être infidèle, il ressent soudain le besoin urgent de faire une pause. Comme si c’était possible !
 La pop culture a enseigné au hipster l’art de rester cool dans toutes les situations. Mais elle ne lui a pas appris que, dans certaines situations, il était impossible de rester cool. Ce qui se passe alors dans son esprit est ici merveilleusement décrit par Greg Olear, dont la férocité n’a d’égale que la drôlerie.
 Ce roman diablement contemporain, qui n’est pas sans évoquer les livres de Nick Hornby, est réjouissant du début à la fin, avec ses multiples considérations sur la musique punk, l’écologie, Facebook, les manuels d’éducation, les effets dévastateurs des enfants sur la vie du couple, mais surtout sur la paternité. Si, comme l’écrit finalement Greg Olear,  » Être père, c’est échouer « , le naufrage est ici jubilatoire et incroyablement déculpabilisant.

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Un roman comique 

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Ce résumé nous montre que ce roman est rempli d’humour. L’histoire raconte l’histoire de Josh, marié et père de deux jeunes enfants, dont l’un est atteint d’autisme. Sa femme est en déplacement d’affaires et on suit le quotidien désopilant de Josh et qui va déculpabiliser plus d’un parent se croyant en échec. Josh fait donc son « travail » de père, seul, et ce n’est pas de tout repos, entre les caprices, le coucher, la nourriture et les sorties, Josh se sent dépassé. Tout comme les nombreux parents dans le livre, qui doivent jongler entre vie parentale et vie maritale.

Les personnages sont attachants, on se met totalement à la place de Josh et on ressent les mêmes émotions entre la honte quand son enfant fait une crise ou le désarroi quand il se cache dans le magasin. Les deux enfants sont tout aussi adorables qu’énervants. J’ai apprécié les nombreuses explications sur l’autisme de l’enfant, et les réactions du garçon sont très réalistes et cela touche le lecteur.

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Une histoire originale 

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L’histoire peut paraître banale : le quotidien d’un père de famille, qui doit s’occuper de ses enfants pendant quelques jours… Mais non ! De nombreux rebondissements vont et viennent, par exemple Josh apprend que sa femme le tromperait, il imagine ainsi de nombreux scénarios qui ne l’aident pas lors de la garde des enfants. Les rencontres avec les autres parents et les potins de la ville ne font qu’accroître l’intérêt de ces personnages. On ne s’ennuie pas dans cette lecture. Et le lecteur veut savoir jusqu’au bout si Stacy est infidèle.

Quant au style d’écriture, on n’est pas déçu. En effet, l’humour est présent en permanence mais dans des situations qui pourraient ne pas l’être, mais l’auteur sait doser parfaitement cet effet comique.

L’autre intérêt stylistique est les nombreuses références qui parcourent le livre ! Tout y passe : cinéma, séries, musique, littérature, moyens de communication, informatique, alimentation, marques en tout genre, … Le lecteur trouvera forcément de quoi être intellectuellement satisfait.

Je conseille ce roman bourré d’humour qui aborde des thématiques actuelles, comme la famille, le couple, le travail, la place des hommes et des femmes dans la société, le handicap mais aussi une société avec ses références artistiques, culturelles et de consommation.

20


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