[Critique Littéraire] Finisterrae – Tome 1: TU GARDERAS LE SECRET – Jeanne Bocquenet-Carle

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, on se retrouve pour une nouvelle chronique littéraire qui portera sur le roman de Jeanne Bocquenet-Carle , « Finisterrae – Tome 1 : Tu garderas le secret ».

Le roman « Finisterrae – Tome 1 : Tu garderas le secret »  est un roman fantastique qui se déroule en Bretagne, berceau de la culture celtique. Dans ce roman, l’auteure aborde de nombreux thèmes tels que l’adolescence, la magie, les traditions celtes et le destin. Il  a été publié le 18 Juin 2014 chez la maison d’édition « Rageot Editeur ».

Composé de 360 pages dans le format proposé chez Rageot Editeur, il vous est possible de l’acquérir au prix de 8.90 € en version Kindle et 12.90 € en version brochée sur Amazon.

Voici donc le résumé que l’on retrouve sur la 4ème de couverture de « Finisterrae – Tome 1 : Tu garderas le secret  » :

Katell, 15 ans, et ses frères emménagent brutalement avec leur mère en Bretagne, une région qu’elle a désertée vingt ans auparavant. Ils s’installent au Menez Hom, sur les terres de leur grand-mère Maria, morte dans de mystérieuses conditions. Là Katell est initiée aux croyances druidiques. Elle tombe sous le charme de Tristan, un jeune surfeur, et se lie avec Nolwenn au lycée. Bientôt des hommes armés, à la recherche de « la pierre de la destinée », menacent sa famille. Katell maîtrisera-t-elle les forces de l’esprit pour les repousser ?

[Critique Littéraire] Finisterrae - Tome 1: TU GARDERAS LE SECRET - Jeanne Bocquenet-Carle

Ma chronique littéraire

Un roman fantastique qui nous fait voyager au cœur de la Bretagne, des traditions celtiques et druidiques. Une histoire assez lisse et enfantine, très bon pour les jeunes lecteurs !

Ce roman nous raconte l’histoire de Katell, jeune parisienne, forcée de déménager avec sa mère et ses frères en Bretagne et plus précisément à Sainte-Marie-du-Menez-Hom où sa grand mère, Maria, habitait avant qu’elle ne décède de manière mystérieuse, brûlée sur un dolmen. La famille part alors en quête d’une nouvelle vie, au cœur de la lande et des côtes bretonnes, sur un fonds de traditions celtiques. Une aventure qui mènera la jeune héroïne, Katell, à rencontrer l’amour et découvrir ses dons fabuleux de druidesse qui lui feront très vite comprendre la raison de son existence. Mais certains hommes de ce monde sont bien décidés à récupérer un précieux artefact que dissimulent les druides depuis des siècles…

Une histoire assez sympathique, que je m’attendais à apprécier, malheureusement, je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout aimé le traitement de ce récit. L’histoire qui mélange le fantastique, la romance et les traditions celtes, parait assez « étrange » vu de loin et en toute honnêteté, j’ai trouvé l’idée vraiment chouette au départ. Pourtant, on bascule très vite dans le surjoué et dans l’irréalité des scènes. On se retrouve avec des actions totalement prévisibles et un suspense inexistant, autant vous dire que cela plombe clairement le roman.

La narration de ce roman se joue en deux temps bien définis, d’un côté, nous retrouvons l’histoire de Katell et de sa famille, à notre époque, puis de l’autre côté, nous avons une histoire du XIIIème siècle qui raconte les prémices du druidisme et la genèse de l’histoire de Katell. Cela donne un certain charme à ce roman, qui remonte quelque peu dans mes appréciations grâce à cette raison historique et mystique.

[Critique Littéraire] Finisterrae - Tome 1: TU GARDERAS LE SECRET - Jeanne Bocquenet-Carle

Parlons du rythme, il s’agit là d’un roman assez lent, sans énormément d’actions, qui nous laissent surtout en compagnie des réflexions de la jeune Katell tout au long du roman. L’humour de la jeune femme a totalement cassé le rythme de ma lecture, parfois, je me demandai même si tout ça était vraiment utile. Un rythme qui finalement ne va pas assez vite, malgré l’action qui arrive vers la fin et qui disparaît pratiquement aussi rapidement qu’elle est arrivée, dommage, car cette histoire aurait pu être encore plus addictive !

Pour ce qui est de l’univers, il s’agit là d’une Bretagne traditionnelle, avec son lot de noms bretons, de traditions druidiques et autres mystères qui rend ce roman assez attachant. Pour autant, si les paysages et autres lieux m’ont énormément plu, je trouve qu’ils n’étaient pas du tout assez décrits, j’ai eu énormément de mal a m’y immerger totalement à cause des détails qui ne sont que trop peu présents.

Le style de Jeanne Bocquenet-carle n’est pas mauvais, certes, mais je n’accroche tout simplement pas avec son écriture. Sans doutes a cause de ma conclusion faites sur ce roman : Il s’adresse à un public beaucoup plus jeune. En dehors de cela, j’ai trouvé que l’auteure a réussi tout de même à me captiver, malgré que je n’ai pas aimé l’histoire en général.

Katell est bien LA force de ce roman, car finalement, c’est grâce à elle que je n’ai pas abandonné cette lecture. Elle nous plonge dans les mystères et les doutes de l’adolescence. Un personnage qui m’a beaucoup plus, pourtant, c’était très mal parti avec son côté assez égocentrique que j’ai décelé dès les premières pages. Ce n’est pas un de mes personnages « coups de coeur », mais on va dire qu’il était sympathique à découvrir.

Pour ce qui est des personnages secondaires, je les ai trouvés très creux, c’est a dire qu’il n’y a pas vraiment de références à leur passé, de profondeur dans leurs discussions et dans leurs actions, tout est surjoué. Bref, des personnages qui me donnent l’impression d’être là seulement par ce qu’il fallait combler l’espace, seul Tristan semble avoir échappé à cette masse de personnages qui ne m’ont pas intéressé. 

L’intrigue principale du roman est intéressante, captivante, je pense que c’est l’un des points forts de ce roman, même si cette histoire manque cruellement d’enjeux, ce qui nous donne une impression de lire un roman où personne ne peut mourir (car l’auteure les fait toujours s’en sortir) et où tout le monde est intouchable…Très dommage, car cela enlève beaucoup à la crédibilité de l’histoire.

L’ambiance de ce roman est assez enfantine à mon gout, cela manque de saveurs, d’un quelque chose qui nous ferait rester jusqu’au bout de l’histoire. Une ambiance celtique, mystique, qui ressort finalement très peu car tout se passe trop vite, sans véritablement d’explications. On perd vite de vue l’environnement agréable de la Bretagne et 

Le visuel de ce livre est vraiment LE point fort de ce roman, d’ailleurs, j’ai eu envie de le lire grâce à ça. L’illustration du personnage sur la couverture est vraiment sublime, au dos, on découvre une autre image, aussi plaisante que la précédente, avec un résumé assez court et qui finalement nous donne que très peu d’informations sur le contenu de l’histoire en elle-même.

Finalement, c’était une lecture laborieuse, lente et peu appréciable, malgré la qualité du livre, je ne m’y suis pas retrouvé. L’histoire était pourtant assez intéressante, mais pas assez fouillé et travaillé à mon sens.

Un livre qui se destine finalement plus a des jeunes adolescents, adepte du fantastique. Si vous aimez les traditions celtes et l’univers de la Bretagne, vous apprécierez sans doute ce roman !

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Extrait

Je rentrais du lycée en traînant les pieds, sans réelle volonté d’arriver à la maison et sans véritable envie de rester devant les grilles qui m’avaient retenue toute la journée.
Je me sentais molle, affreusement molle. Tout en moi était gélatineux, mes bras, mes jambes, mes cheveux, ma volonté. J’étais en mode limace. J’avançais parce que la rue servait à ça, aller quelque part, qu’on le veuille ou pas, que l’on sache sa destination ou pas.
Je me réveillais chaque matin et la même histoire se répétait : le béton gris, les fenêtres bordées de capucines de Mme Delterme, la porte de garage taguée, la gouttière rouillée, la boulangerie rose, le mur sale, la porte marron et son digicode gris, le mur avec les fenêtres aux volets clos, l’étal du vendeur indien – on dirait que la boutique vomit des montres en toc et des balais dépoussiérants jusque sur le trottoir -, le Franprix du coin, l’entrée de parking, l’agent immobilier, la porte rouge dont la peinture s’écaille, un autre mur sale…
Mon reflet glissa sur la surface lisse des vitrines du quartier comme un hologramme huileux ou un fantôme sans GPS. Laisse tomber, c’est juste toi… Malgré la douceur de cette fin avril, je portais toujours ma doudoune. Je n’étais pas du genre frileuse, mais marcher dans Paris avec seulement un pull, c’était un peu comme être toute nue. Il n’y avait hélas rien à cacher, j’étais juste une grande fille aussi maigre que des milliers d’autres. Un spaghetti pas cuit ouais, même pas al dente. Rien à faire, j’étais complexée.
Ce n’était pas le cas de Valentine que j’avais quittée au coin de la rue. Valentine, elle, mettait des jupes sans se poser de questions et des vestes cintrées. Elle riait fort, portait du parfum Miss Dior et les garçons se retournaient sur son passage.
Chaque soir, après les cours, je faisais la moitié du chemin avec elle entre le lycée et la rue de Wattignies. Tout en marchant, Valentine fumait une Chesterfield Blue, comme si elle en éprouvait un vrai besoin après une laborieuse journée de classe.
Moi, les rares fois où j’avais essayé, je m’étais mise à tousser comme un vieux pot d’échappement. La honte… Je préférais dorénavant assumer ne pas fumer que me ridiculiser devant tout le monde.
Ces temps-ci, j’avais tendance à régler les problèmes de façon radicale : je tousse, je ne fume plus. Je ne sais pas comment habiller ma grande carcasse maigrichonne, je garde une doudoune The North Face même au printemps. Autant sortir avec un sac de couchage sur le dos…
La seule décision que je n’arrivais pas à prendre était celle de mon orientation. On était bientôt à la fin de l’année et je n’avais toujours pas décidé quelle première j’allais choisir. Quelle bolosse !


Et vous ?

Que pensez-vous de ce roman ? Avez-vous envie de découvrir ce roman ? N’hésitez pas à parler de tout ça dans les commentaires !

Steven's Books

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Je ne l’ai pas lu mais ne pense même pas essayer :-/ Ton avis ne m’y encourage pas !

2 années ago

Tu peux toujours essayer, je trouve surtout que ce livre ne me correspondait pas 🙂

2 années ago

C’est vrai que l’extrait ne donne pas trop envie contrairement à la couverture. Je suis tentée par la lecture quand même. Ce que tu en as dit m’intrigue et a piqué ma curiosité (le but d’une bonne chronique) 😉

2 années ago

Le livre n’est pas mauvais, il ne me correspondait pas du tout, c’est pour cela je pense que je n’ai pas accroché 🙂

2 années ago

[…]  Finisterrae – Tome 1 : Tu garderas le secret […]

2 années ago

[…] (Voir la chronique) […]

2 années ago
Molly
La Rédac

Thanks for sharing.

Thanks for sharing. Your post is a useful cornoibutint.

2 mois ago

Review [Critique Littéraire] Finisterrae – Tome 1: TU GARDERAS LE SECRET – Jeanne Bocquenet-Carle

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