[Critique Littéraire] Petits miracles au bureau des objets perdus de Basile Salvatore

 Je vous parle aujourd’hui du roman Petits Miracles au bureau des objets perdus, écrit par Basile Salvatore, traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza. Il est publié par Denoël le 4 mai 2017, il fait 368 pages.

Voici ce que l’on trouve sur la quatrième de couverture

Poupées, sacs à main, carnets, téléphones, lunettes… On ne s’intéresse jamais aux objets trouvés. Pourtant, ils ont appartenu à quelqu’un, ils ont été choisis, aimés. Dans une petite gare italienne, un homme les collectionne avec dévotion. Ce sont ses seuls amis, croit-il. Jusqu’au jour où il trouve un cahier rouge abandonné…

IMG_0385Dans ce roman, nous suivons Michele, trente ans, chef de gare, vivant dans la gare et qui ne vit que pour son métier. Sa vie est rythmée en fonction de son travail : ses horaires et ses goûts. Son père travaillait avant lui dans cette gare et le fils a repris le flambeau. Son père, d’ailleurs, est la personne qui s’est occupé de lui, même si occupé est un grand mot. Sa mère, lorsqu’il a sept ans quitte le domicile conjugal et familial sans donner aucune raison. Michele se retrouve alors avec son père colérique, alcoolique et peu attentionné, un double sentiment d’abandon est alors présent. Suite à cette enfance difficile, Michele s’est coupé du monde jusqu’à ses trente ans, vivant seul, sans relations amicales et amoureuses. Mais un jour, Michele fait une rencontre qui va changer sa routine. Une jeune femme, Elena, sonne chez lui afin de retrouver une poupée oubliée dans le train. Au même moment, Michele trouve un carnet rouge oublié dans le train. Ce mystérieux carnet va le replonger dans son enfance et va l’embarquer dans une aventure qui va le replonger dans son passé et l’expliquer. De nombreuses rencontres touchantes vont éclairer son voyage initiatique jusqu’à trouver ce qu’il cherchait.

Michele est un personnage touchant. Son passé lui colle à la peau et il manque de réponses. Il s’enferme alors dans un syndrome de compulsivité et garde tout ce qu’il trouve dans le train. Le lecteur souhaite vraiment qu’il réussisse à dépasser ce stade de l’enfance malheureuse et réussisse à s’épanouir dans sa vie d’adulte. Elena est une jeune femme d’une vingtaine d’années, pétillante, bavarde mais au fond timide et avec de grandes souffrances dans son passé également. On s’attache véritablement à ces deux personnages. Leur psychologie est intéressante et travaillée par l’auteur.

Une jolie histoire sur fond ferroviaire et familial en Italie mais malheureusement trop prévisible à mon goût ; en effet, j’ai pu devancer certains éléments de l’intrigue assez importants, donc une petite déception à ce niveau.

Un roman d’apprentissage tardif de la vie qui change et qui en fait une lecture agréable.

15


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