[Critique Littéraire] The Girl at Midnight : De plumes et de feu – Melissa Grey

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui on se retrouve pour une nouvelle critique littéraire dans le cadre de lExplo’Book et il s’agit du livre de Melissa Grey « The Girl at Midnight : De plumes et de feu ».

Le roman « The Girl at Midnight : De plumes et de feu » est un roman Fantastique / Young Adult qui se déroule dans les tréfonds du monde et qui aborde de nombreux thèmes tels que la magie, la romance, le fantastique et l’affrontement. Il a été publié en France le 18 Juin 2015, chez Pocket Jeunesse.

Composé de 339 pages dans le format proposé chez Pocket Jeunesse, il vous est possible de l’acquérir au prix de 17.90 €  en version papier et 12.99€ en version Kindle sur Amazon. The Girl at Midnight : De plumes et de feu a été illustré par Xavier Collette et traduit, pour la version française, par Mathilde Roger.

Voici donc le résumé que l’on retrouve sur la 4ème de couverture de « The Girl at Midnight : De plumes et de feu » :

Sous les rues de New York couve une guerre ancestrale entre les hommes-oiseaux et les hommes-dragons. Seule Écho, une jeune orpheline, pourrait y mettre fin. Pour cela elle doit trouver l’oiseau de feu, un artefact que l’on dit chargé d’un immense pouvoir. Mais elle n’est pas la seule à le convoiter. Caius, l’étrange jeune homme qui accepte de l’aider, pourrait être le plus grand danger qu’elle devra affronter.

Ma chronique littéraire

Un roman fantastique de haute voltige, opposant deux peuples souterrains depuis des siècles. Un seul objet , l’oiseau de feu, semble pouvoir arrêter de faire couler le sang, mais certains ne sont pas prêt pour la paix… Une lecture grandiose !

Ce roman nous raconte l’histoire de Echo, une jeune orpheline, trouver par l’Ala, une prophétesse du peuple des hommes-oiseaux, dans une bibliothèque. Le temps passe et la jeune fille se retrouve intégrée parmi le peuple des Avicens, bien qu’elle ne cherche pas les ennuies, elle atterrit malgré elle au milieu d’une guerre, ou s’oppose les Avicens aux Drakharins, les hommes-dragons. Le sang coule dans les tréfonds du monde et Echo se retrouve propulsé par l’Ala à la recherche de l’oiseau de feu, qui semble t-il, apporterait la paix sur leurs peuples. Mais très vite, elle apprendra a ses dépens que l’amour, l’amitié et la confiance ne font pas bon ménage en temps de guerre et le cœur de la jeune femme risque bien d’être brisé, à jamais, avec un futile espoir de renouveau.

Lancé dans un périple, aux côtés de compagnons plus qu’hétéroclites, la jeune orpheline brisera ses chaînes pour s’envoler, vers l’avenir, vers la paix, du moins c’est ce qu’elle veut s’obliger de croire, car la réalité pourrait bien venir noircir le tableau et son monde utopique pourrait bien s’écrouler face  aux opposants bien plus forts que sa petite personne. Mais il n’y a pas de doute que Echo ne se laissera pas faire, non, elle est bien trop indisciplinée pour se laisser marcher dessus…

Ce roman était un vrai délice à la lecture, son histoire originale m’a immédiatement plu et j’ai littéralement dévoré ce livre ! On retrouve ici, toutes les composantes d’une bonne histoire fantastique, des valeurs importantes, des rêves brisés, un monde mystérieux et une étrange magie que l’on prend goût à connaitre. Il n’y a pas de doute sur cela, l’histoire d’Echo est passionnante, tout autant que son caractère bien à elle qui marque nos esprits. L’idée des deux peuples qui s’opposent, celui des hommes-oiseaux( Avicens) et des hommes-dragons (Drakharin) est vraiment géniale. On retrouve ici une originalité très rare dans les romans fantastiques et leur particularité, plumes et écailles, font ressortir l’unicité de ce roman.Couverture : The Girl at Midnight, tome 1 : De plumes et de feu

Même si durant le début de la lecture, l’on pourrait croire que les Avicens sont des êtres tout gentils  et les Drakharins, d’horribles tueurs sanguinaires, la tendance change très vite et l’on comprend assez rapidement que ce monde souterrain dans lequel s’affrontent ces deux peuples, regorge de traîtres et de meurtriers. Que ce soit les Avicens ou les Drakharins, tous deux ont leur lot de « mauvais bougres », pour qui seul la guerre peut exister. Malgré un sentiment de sympathie pour certains personnages, il ne fait pas de doute que notre attention est portée vers les plus machiavéliques d’entre eux.

En ce qui concerne le rythme du roman, j’ai trouvé l’histoire vraiment remplie d’actions, l’on ne s’ennuie pas une seconde et la grandeur des chapitres n’est pas « étouffante ». En effet, ce livre contient 59 chapitres, cela peut paraître énorme mais en fait, ceux-ci varient entre 2 à 6 pages, je trouve cette façon de procédé vraiment génial car en faisant cela, l’auteure compartimente son histoire et rend les scènes beaucoup plus intéressantes, percutantes et cela nous permet d’avoir le droit à des cliffhangers !

L’univers qui nous est proposé dans ce roman est très fouillé, l’on voit très bien que l’auteure y a passé du temps. On retrouve de belles descriptions, jamais trop longues, qui nous dépeignent un tableau sublime des tréfonds du monde, de la base des Avicens et des Drakharins, remplie d’ornements et de statues, de dragons pour l’un, de cygnes pour d’autres… Bref, un univers qui vaut le détour de par sa profondeur et son originalité (encore une fois). Attendez-vous à voir de beaux paysages, sans vraiment savoir ce que vous pourrez voir dans le chapitre suivant, eh oui, le fait que la magie est omniprésente dans ce roman, avec les « portails », nous oblige à être plongé dans le suspense.

4ème de couverture

Durant ma lecture de ce roman, j’ai énormément accroché avec l’intrigue principale. Cette quête de l’oiseau de feu, pour ramener la paix, est vraiment très intéressante, et il n’y a pas de doute sur le fait que cette aventure les changera, tous… Finalement, l’intrigue principale se suffit à elle-même, elle est une force à elle seule et nous guide paisiblement vers la fin de ce premier roman, car oui, il est le premier tome d’une saga ! Même si la fin du roman est assez prévisible, cela reste néanmoins intéressant, car il y a tout un univers autours qui gravite, des retombés, des événements…Du coup, j’ai vraiment hâte de connaitre la suite, car Melissa Grey met en place ses pions, son histoire, ses romances à venir et cela promet d’être abracadabrantesque dans les prochains tomes de la saga.

Le gros point fort de ce roman, c’est bien évidemment les personnages, j’ai rarement adoré une héroïne aussi vite, après quelques pages de lecture, on s’accroche tout de suite à Echo, a sa situation de pick-pocket, une jeune enfant brisée, orpheline, seule au monde. Son côté impétueux, a mis chemin entre l’insolence et la provocation est irrésistible, ce qui pimente encore un peu plus les répliques d’Echo et toute son aventure ! L’Ala, que l’on rencontre dès la première page, est vraiment un personnage intéressant, de par son statut de « Prophétesse », l’on ressent parfaitement toute cette « sagesse » qu’une femme de son rang doit avoir.

Ce que j’ai adoré par-dessus tout, c’est ce groupe hétéroclite qui part à l’aventure, je vais essayer de ne pas trop vous en dire, alors je dirais simplement que ce groupe m’a vraiment fait vivre des bons moments. Ivy, la meilleure amie d’Echo, Caius et Jasper resteront également dans mes souvenirs de ce roman, car ils ont une personnalité forte et unique, qui m’a vraiment donné envie de plus les découvrir. L’humour de Jasper m’a vraiment plu et les situations causasses dans lesquelles il se retrouve sont parfois à pleurer de rire ! (Dans le style fonceur, il est en première ligne) Malgré le côté très agréable des personnages, j’espère un peu plus de « développement » pour les personnages secondaires, afin d’en connaitre encore un peu plus.

Le style d’écriture de Melissa Grey m’a totalement convaincu, ses descriptions fines, ses dialogues tranchants et son indéniable don pour la fluidité de ses mots est juste grandiose ! L’écriture est fluide, agréable et se lit véritablement très vite, les pages filent sans que l’on s’en rende compte. Une très belle découverte de cette auteure qui restera très longtemps dans ma mémoire.

Couverture : The Girl at Midnight, tome 1 : De plumes et de feu
Couverture originale

L’ambiance générale du roman est plongée dans le suspense, l’angoisse, le rire, la peur… Bref, on change très vite de ressenti, on rigole énormément avec eux, on prend goût à faire partie de cette aventure et on comprend très vite que le périple d’Echo va être très angoissant. On retrouve dans ce livre la transmission des émotions des personnages, et c’est vraiment quelque chose que j’adore quand je lis, j’aime connaitre dans quel état d’esprit ils sont. Bien évidemment, tout le long de l’histoire, on aura effectivement le sentiment que la guerre pèse sur les esprits et que l’artefact sacré doit être retrouvé au plus vite, pour autant, l’on ne comprend pas bien les aboutissements de cette affaire, ou a commencé tout ça ? Pourquoi ? Pour qui ? Cette guerre perdure vraisemblablement depuis des siècles et les deux peuples le font depuis si longtemps qu’ils semblent eux aussi, avoir oublié la raison de leur combat.

Pour parler plus en détail du visuel du livre, je le trouve personnellement agréable et juste sublime ! Sur la première page on peut voir d’ailleurs le personnage principal, Echo, la jeune orpheline. J’aime énormément cette couverture car elle a un côté très « mystique » et envoûtant, les nuances de violets nous plongent dans un monde dont on sait qu’il sera fantastique. Un livre qui ressort sur l’étagère et qui ne fait pas tache dans le paysage, au contraire, il est si beau qu’il figure en devanture pour ma part !

Finalement, cette lecture restera assez fantastique et s’inscrira donc dans mes coups de cœur. L’aventure de Echo et de ses compagnons m’a vraiment passionné, au point d’attendre avec impatiente la suite de la saga qui s’annonce génial !

Si vous aimez les aventures fantastiques, originales et l’écriture fluide et agréable, ce roman est fait pour vous ! Sauter vite sur l’occasion de l’acheter !
s (7)

Extrait

Écho avait deux principes dans la vie.

Règle n° 1 : ne jamais se faire attraper. Elle s’introduisit dans un magasin d’antiquités niché au cœur du marché nocturne de Shilin, à Taipei. L’entrée – une banale porte métallique – était en fait auréolée d’un halo magique : si on inclinait la tête comme il fallait, on discernait le pâle reflet d’un champ de protection qui rendait l’échoppe invisible, sauf à un œil averti.

Les étagères débordaient de tout un bric-à-brac plus ou moins délabré. Une vieille pendule à coucou reposait sur une table au centre de la pièce, son oiseau pendant au bout d’un ressort distendu. Le sorcier propriétaire du magasin était spécialisé dans l’enchantement des objets du quotidien, dont certains se révélaient beaucoup plus maléfiques que d’autres. Les pires sortilèges laissaient derrière eux des résidus qu’Écho, habituée à la magie, percevait, car ils lui donnaient la chair de pou


Et vous ?

Avez-vous lu ce livre ? Aimez-vous le style d’écriture de Melissa Grey ? Pensez-vous lire ce roman ? N’hésitez pas à parler de tout ça dans les commentaires !

signature

 

5 étoiles
0
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0

Super chronique!! Ça m’a convaincu je pense que je vais me lancer dans pas longtemps alors!

2 années ago

J’espère qu’il te plaira 🙂

2 années ago

J’espère aussi!! 🙂

2 années ago

Il me tente pas mal celui là, je vais immédiatement l’ajouter à ma wish-list 😉

2 années ago

C’est une très bonne idée, il est vraiment génial 😀 !

2 années ago

Whaouuu, tu m’impressiones, tes chroniques sont vraiment de qualité! J’ai envie de lire ce roman maintenant 🙂

2 années ago

Merci, je suis vraiment ravi que les chroniques te plaisent 🙂 C’est un très bon livre ^^!

2 années ago

[…] (Voir la chronique) […]

2 années ago

Review [Critique Littéraire] The Girl at Midnight : De plumes et de feu – Melissa Grey

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.