[Critique Littéraire] Tout ce dont on rêvait de François Roux, une histoire d’amour moderne

Je vous propose le très beau roman Tout ce dont on rêvait de François Roux, publié chez Albin Michel le 4 janvier 2017, il fait 336 pages.

Voici ce que l’on trouve sur la quatrième de couverture

Dans les années 90, Justine, vingt-cinq ans, rêve d’une grande histoire d’amour. Elle tombe éperdument amoureuse d’Alex, mais vingt ans plus tard, c’est avec son frère, Nicolas, qu’on la retrouve mariée et mère de deux enfants. Elle vit un bonheur tranquille, jusqu’au jour où Nicolas est licencié et plonge irrémédiablement. Le talent de François Roux est de s’emparer de l’histoire immédiate et d’en faire le récit, au plus près de la réalité sociale, affective et politique. Après Le bonheur national brut, fresque virtuose des années Mitterrand, il poursuit la chronique de notre époque, minée par le chômage et les compromis idéologiques, avec une lucidité et une sensibilité de grand romancier. Du mariage pour tous à la tuerie de Charlie-Hebdo, le portrait sans concession de notre société à travers l’histoire, la chute et la rédemption d’un trio amoureux.

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Un roman qui décrit la vie

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Nous suivons la vie de Justine, la vingtaine jusqu’à sa quarantaine, ses choix, ses réussites, ses erreurs. Justine profite de la vie, elle rencontre Alex dont elle tombe follement amoureuse, mais ce n’est pas réciproque. L’homme qui est là pour elle est Nicolas, le frère d’Alex, ils emménagent, se marient et ont deux enfants (Hector et Adèle). Le lecteur s’introduit dans leur vie familiale, dans laquelle des problèmes et des difficultés surgissent comme dans toute vie humaine : vie de couple, mensonges, chômage, perte de confiance en soi. Autour de ces quatre membres sont aussi présents les parents de Justine (Joseph et Colette), dont son père tyrannique ne lui aura jamais donné confiance en elle, à toujours la rabrouer et n’acceptant pas ses choix, une mère douce mais peu active, son frère Cédric et bien sûr Alex, qui ne quittera jamais le couple formé. Ce livre montre le destin de ces personnages : une histoire d’amour véritable, pas de coup de foudre, mais de la durée, malgré les doutes et les difficultés qui surgissent.

Lorsque Nicolas perd son emploi, c’est toute la famille qui perd pied face à la démotivation du patriarche, son ennui face au monde qui l’entoure et son sentiment de ne servir à rien. Justine, face à cet homme qu’elle ne reconnaît plus, sort, boit, essaie d’oublier son quotidien morose, jusqu’à une agression à son travail (infirmière en psychiatrie). Elle décide de retourner aux sources familiales, voir son frère qui lui rappelle que le bonheur est avant tout quelque chose que l’on choisit et non que l’on subit.

Ce texte montre aussi les rapports de couple, les secrets que personne ne veut évoquer mais qui remontent à la surface, le changement d’envies, de vie de chacun des deux partenaires, la violence, les questionnements, le dégoût qui peuvent surgir. Ce livre est avant tout un hymne à l’amour et à la famille selon moi, où rien n’est parfait mais où le bonheur n’est mesurable que lorsqu’on le perd. L’amour véritable, l’amour qui dure, la confiance, l’intimité qui s’installe, malgré les années et les bouleversements qui peuvent arriver. Ce couple dure malgré les révélations, les ressentis, les choses jusque là jamais dites pour ne pas se blesser mutuellement et finalement la séparation…pour mieux se retrouver et mieux apprécier le bonheur et l’amour ?

Je conseille ce livre, qui se lit d’une traite car on souhaite savoir comment vont finir ces personnages qui ont changé au fil des années. 

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