[Critique Littéraire] Un bébé pour Rosemary, Ira Levin

Pour continuer notre semaine Halloween, je vous propose un roman très effrayant. Il n’ira ni vers le gore ou le sanglant mais vers une angoisse persistante, une peur plus psychologique.

Le roman dont je vais vous parler est Un bébé pour Rosemary ou Rosemary’s baby d’Ira Levin, publié chez J’ai Lu, mon édition date de mai 1989 (mais une plus récente existe) le livre fait 314 pages.

Voici ce que l’on trouve sur la quatrième de couverture :

Un cinq pièces au Bradford en plein coeur de New York, quel bonheur pour un jeune couple! Rosemary et Guy n’en reviennent pas. Les jaloux disent que l’immeuble est maudit, marqué par la magie noire, que le sinistre Marcato y habita, que les soeurs Trench y pratiquèrent des sacrifices immondes… Peu de temps après l’arrivée de Rosemary, une jeune fille se jette par la fenêtre. Une étrange odeur règne dans les appartements. Quant aux voisins, leurs yeux sont bizarres, leurs prévenances suspectes. Guy lui-même change, et sa jeune femme, poursuivie par des rêves atroces, lutte en vain contre une terreur grandissante. Que deviendra, dans ces conditions, le bébé de Rosemary…?

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Vous connaissez peut-être la très bonne adaptation de Polanski de ce livre en 1968, mais je vous conseille le livre qui est tout aussi bien, si ce n’est mieux ! Dans le livre, le huis-clos est tout aussi flagrant que dans le film. On ressent bien plus l’angoisse grandissante de l’héroïne qui est dans un univers bien trop entouré de ses voisins et un côté religieux donne une atmosphère encore plus austère et mystérieuse.

Le décor se concentre dans l’appartement que le couple vient d’obtenir. Ils sont très heureux de l’obtenir mais on apprend rapidement que cet immeuble a vu beaucoup de comportements étranges et dangereux : sorcellerie, magie, cannibalisme et suicides réguliers. On entre dans un univers déjà peu rassurant avec ce jeune couple à qui on s’attache. L’appartement est l’endroit où se passe une majeure partie de l’action du livre. Cela permet à Rosemary d’être peu à peu enfermée et de se renfermer sur elle-même face aux comportements de ses voisins et de son époux. Les voisins très gentils s’introduisent dans le lieu d’intimité qu’est le logement et Rosemary n’a ainsi plus de lieu de tranquillité et de repos.

Image du film de Polanski
Image du film de Polanski

Les personnages sont tout d’abord notre jeune couple Rosemary et Guy. Guy est acteur et pense avant tout à sa carrière. Rosemary quant à elle, souhaite un enfant et passe après son mari en bonne épouse qu’elle est (même si ce point m’a clairement dérangée, le cliché de la femme au foyer, on peut remettre dans un contexte historique et comme ça Rosemary semble encore plus naïve et sans défense). Hutch est l’ami de Rosemary, c’est lui le premier qui les met en garde contre l’immeuble et fera des recherches sur leurs voisins, qu’il trouve trop troubles. Les Castevet, leurs voisins qui semblent très gentils et qui deviendront progressivement très intrusifs. D’autres personnages viennent ponctuer le récit, des amis, des voisins, d’autres acteurs et des médecins.

L’ambiance est très angoissante et surtout oppressante car on voir le drame entourer Rosemary et elle ne peut rien faire !

Dans ce livre pas de sang, ou peu et pas de gore mais une violence psychologique qui s’introduit peu à peu au fil du livre. Je vous le conseille vivement pour réviser vos lectures classiques d’épouvante ! 

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