[Critique Littéraire] Golden Valley, Gaël Aymon

Golden Valley de Gaël Aymon, publié chez Gallimard jeunesse dans la collection Scripto le 15 septembre 2016, le roman fait 192 pages.

Ce que l’on trouve sur la quatrième de couverture :

  L’été de ses 17 ans, Maximilien débarque à Yangon, en Birmanie, où il rejoint ses parents expatriés dans le très chic quartier de Golden Valley. D’abord accablé par la chaleur humide et l’ennui profond qui semblent résumer le programme de l’été, il fait la rencontre de Brandon Zaw Naing, jeune birman fortuné très occidentalisé, et de sa sur Dolly Mya Yi, belle, brillante et mystérieuse étudiante en droit. Une forte attirance s’installe entre Max et Dolly et leur fait connaître des relations aussi brèves qu’intenses et interdites. Jusqu’au jour où Dolly apprend à Max qu’elle collabore à un journal qui tente de mettre en accusation leurs pères respectifs dans une affaire d’urbanisation sauvage et de construction de barrage hydroélectrique. Max est sur le point de découvrir ce qui se cache derrière les activités lucratives de son respectable papa 

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J’ai tout d’abord failli arrêter ma lecture face à ce personnage principal antipathique et détestable. Le roman est « sauvé » par le sujet et la dénonciation dont il fait preuve.

L’histoire raconte les vacances d’un adolescent de 17 ans, Maximilien, en Birmanie pour suivre ses parents expatriés pour le travail du père. Le lecteur suit les péripéties (limitées) de ce jeune homme.

Alors une grande partie du roman suit le vide sidéral de la vie de Max, qui ne voulait pas rejoindre ses parents en Birmanie, et qui passe son temps à trainer au lieu de profiter de ce qui l’entoure.

Il est pourri gâté mais se plaint sans cesse. Par exemple que la piscine ne fait « que » cinq mètres…

Il s’aperçoit au fil du livre du vide et de l’inconsistance de sa vie, mais ne fait rien pour changer.

C’est aussi risqué car peu d’adolescents vont se reconnaître chez le personnage principal.

Il est attiré par une jeune femme, plus âgée, qui joue avec lui, elle décide quand lui parler ou quand le rejeter et lui accourt. Il y a énormément de non dits, on comprend simplement que Dolly a utilisé Max en partie pour obtenir des informations compromettantes sur son père. Et Max ne réagit pas, il est en colère envers son père qui réalise des activités en Birmanie plus que discutables. Mais aucune colère envers Dolly qui l’abandonne… Le personnage est trop dur à cerner et sa psychologie n’est pas assez approfondie, comme par exemple lorsqu’il questionne sa mère sur le sens de la vie (en quelques lignes), puis plus rien. Le fait que ce roman fasse moins de 200 pages explique certains points non développés.

Les autres personnages sont tout aussi inconsistants, entre les parents (on ne connaît que le prénom du père), les connaissances que Max se fait en Birmanie et Dolly, aucun ne tient une place essentielle aux yeux du lecteur, qui ne s’attache à aucun d’entre-eux.

J’ai apprécié l’explication de la situation politique en Birmanie, car effectivement ce n’est pas un pays qui est au cœur de l’actualité actuelle, ce qui est dommage.

L’écriture m’a également été désagréable par la familiarité et la vulgarité du personnage. Comme si un adolescent de classe élevée parlait ainsi… Les lecteurs adolescents sont capables de comprendre un niveau de langue courant, pas besoin de leur donner une langue familière et bourrée de clichés.

Donc une déception sur ce livre, qui par le cadre et le fond politique pouvaient permettre un très bon livre, mais les personnages non attachants et inconsistants ne permettent pas au lecteur une lecture agréable.

9


Et vous ?

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