[Critique Littéraire] Il était une fois l’inspecteur Chen, Xiaolong Qiu

Je vous présente le roman policier chinois Il était une fois l’inspecteur Chen de Xiaolong Qiu publié chez Liana Levi le 3 octobre 2016, il fait 240 pages.

Voici la quatrième de couverture :

Chen Cao a grandi au temps des dénonciations de masse et des excuses publiques : « Honte aux intellectuels bourgeois ! », »le suis pourri du coeur aux orteils, je mérite des milliers de morts ! » Il a vu son père accusé, sa famille humiliée. Des années plus tard, lorsque l’Etat lui assigne un poste subalterne dans un commissariat de la ville, un drame fait écho à ce passé de fils de « monstre noir ». Fu, un commerçant de la Cité de la Poussière Rouge, spolié sous Mao puis réhabilité et grassement indemnisé, est retrouvé assassiné… Une affaire qui marquera les premiers pas sur le terrain d’un poète de coeur devenu flic par hasard. Pour ce dixième volet des aventures de l’incorruptible Chen, Qiu Xiaolong dévoile la jeunesse de son personnage fétiche, sa toute première enquête et les heures les plus sombres de la Révolution culturelle, il y a cinquante ans. Il signe ici son roman le plus personnel.

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J’ai été agréablement surprise par ce roman policier qui change des codes du thriller traditionnel. En effet, le récit se place tout d’abord sur un fond historique lors de la Révolution culturelle à Shanghai.

L’histoire est un récit où s’entremêlent deux histoires : on suit tout d’abord la jeunesse de l’Inspecteur Chen, les brimades de sa famille dans la dictature et son début de carrière dans la police lors de sa première enquête non officielle et une histoire de meurtre sur fond de gastronomie asiatique.

Ce roman est original aussi car l’on découvre la ville de Shanghai, ses rues, sa cuisine, ses traditions et son histoire. Cela change du thriller américain !

Ce texte s’inscrit dans une lignée de romans policiers de l’écrivain, et celui-ci semble personnel car le lecteur peut sentir les difficultés du peuple. On retrouve un très beau passage sur la lecture et la difficulté à se procurer des ouvrages. Cela me rappelle le roman de Dai Sijie Balzac et la petite tailleuse chinoise.

Le style est très épuré, très aérien avec les nombreuses références littéraires chinoises et étrangères. Vous ne trouverez pas ici la violence que l’on trouve et que l’on peut attendre dans un roman policier, ici tout semble lisse et la violence est dissimulée et plus psychologique que physique. On retrouve néanmoins des codes du policier avec le suspense, différents suspects et une enquête recherchée.

Je vous recommande ce roman si vous souhaitez varier vos lectures ! Un roman policier chinois avec des aspects historiques et poétiques.

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