[Critique Littéraire] La cité des miroirs de Justin Cronin – Une émotion toute particulière !

Si vous avez déjà lu les deux premiers tomes de la saga de Justin Cronin, vous savez surement de quoi nous allons parler aujourd’hui. Pour tous les autres, dont je fais partie, il s’agit ici d’une découverte, celle d’un troisième tome, qui parait plusieurs années après le tome deux. Oui, vous avez bien entendu, je plains les lecteurs fidèles qui ont dû attendre autant de temps avant de pouvoir connaitre la suite (C’est un coup à s’arracher les cheveux !). Mais l’important est qu’il est enfin là et pour être honnête, je n’ai pas lu les deux premiers. En fait, vous retrouverez au début du livre quatre pages qui vont vous résumer toute l’histoire qui s’est déroulée dans les deux premiers opus. Vous l’aurez compris, ce livre peut aisément se lire seul. On va donc parler d’un livre de Justin Cronin : « La cité des miroirs« .

La cité des miroirs est un roman de Science-Fiction, mêlant monde post-apocalyptique et créatures mystérieuses. Il sera publié le 16 Mars 2017 chez la maison d’édition « Robert Laffont». Composé de 816 pages, il vous est possible de l’acquérir au prix de 23.50€ en version papier.

Voici donc le résumé que l’on retrouve sur la 4ème de couverture de « La Cité des Miroirs »:

En 122 apr. V., soit 122 ans après l’apparition en Amérique du Nord d’un virus qui a décimé la population, la vie semble reprendre ses droits. Ce virus, à la suite d’une expérience gouvernementale, a été inoculé à douze personnes, qui, transformées en monstres assoiffés de sang, ont propagé le mal. Mais quelques poches de population ont réussi à combattre et à éliminer les Douze, mettant un terme à un siècle de terrifiantes ténèbres. Les survivants sortent de derrière leurs hauts murs, déterminés à reconstruire leur société, et osent désormais rêver d’un futur meilleur. Mais est-ce la fin du cauchemar ou une simple accalmie avant le déchaînement d’autres forces obscures ? Loin d’eux, dans une métropole à l’agonie, le Zéro attend. Le Premier. Le père des Douze. L’angoisse qui a brisé sa vie humaine le hante, et la haine qu’a engendrée sa transformation le brûle. Seule pourrait l’apaiser la mort d’Amy – le dernier espoir de l’Humanité, La Fille de nulle part – qui a grandi pour se dresser contre lui. Une ultime fois, la lumière et l’ombre vont s’affronter. Amy et ses amis iront au-devant de leur destin. Cette épopée postapocalyptique conclut avec maestria la trilogie du Passage.
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Une intrigue originale

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Dès que j’ai vu ce roman, c’était le coup de foudre. Regardez donc cette couverture magnifiquement présentée. J’avais déjà pu apercevoir l’apparence du livre en Vo et j’avais là aussi totalement craqué. C’est donc tout impatient de faire cette découverte que je l’ai commencé il y a environ une semaine. Je dois dire que je ne savais pas trop à quoi m’attendre, n’ayant lu aucune œuvre de Justin Cronin et encore moins ses deux premiers tomes qui sont parus il y a tellement longtemps ! (Pour autant si vous souhaitez les découvrir vous pourrez les trouver sur internet).

Ce dernier opus nous raconte donc l’histoire passionnante d’un univers post-apocalyptique qui à été rongé par un virus, transformant douze hommes en horribles monstres. Appelés les douze, ils régnaient sur le monde avant qu’un petit groupe de survivants n’arrive à les battre. Mais voilà, il en reste un, le pire, le père des douze qui compte bien prendre sa revanche. Une épopée entraînante et complète qui va vous mener avec beaucoup de détails dans une histoire de science-fiction plutôt originale et novatrice.

La chose qui risque éventuellement de vous freiner serait le nombre important de personnages qui ont des noms clairement à coucher dehors. En plus, il y a pas mal de références aux tomes d’avant alors du coup pour moi, qui n’avait pas lu les deux premiers, ce fut assez difficile de tout comprendre. Mais bien que ces petits détails sont venus ternir ma lecture, j’ai passé un très bon moment en compagnie des protagonistes. Au premier abord, vous pourrez éventuellement penser que Amy est le personnage principal, mais si vous regardez de plus près vous verrez la vraie identité de ce dernier. En effet, un personnage ressort énormément car elle est présente dans toutes les intrigues et discussions. A vous de mener votre petite enquête !

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Un livre crescendo !
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Pour ceux qui ont pu lire les deux premiers opus, celui-ci sera certainement l’explosion littéraire que vous attendiez, tout simplement car vous aurez eu le temps de vous approprier les personnages et leurs histoires. Pour moi, ce fut légèrement différent. En effet, j’ai dû apprendre rapidement à connaitre toute la masse des personnages, sans vraiment savoir en détail ce qu’ils avaient vécu. Cela a bien dû me prendre une bonne centaine de pages mais au final, j’ai beaucoup aimé la personnalité de chacun, une bonne surprise !

Au niveau du style littéraire de Justin Cronin, c’est une façon très singulière de présenter les faits qu’il nous dévoile au cours de l’histoire. J’ai noté d’ailleurs qu’il aimait bien alterner les passages complexes avec des discussions moins importantes. Mais la plus grosse chose qui est visible de loin, c’est l’effet crescendo du bouquin. Il nous traîne, lentement mais surement vers la souffrance, la peine… Cette histoire va vous arracher le coeur !

Un livre qui clôt une saga impressionnante, si vous n’avez pas lu les deux premiers je vous conseille de lire tout de même ce roman qui malgré quelques passages complexes va vous faire découvrir une histoire dépeinte de manière magistrale.

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signature steven

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