[Critique Littéraire] Le Grand Marin de Catherine Poulain

Je vous propose le roman Le Grand Marin de Catherine Poulain publié chez Points le 6 avril 2017, il est au format poche et fait 384 pages. Ce roman décrit le parcours de Lily, jeune femme qui quitte la France et son Sud natal pour découvrir le bout du monde : l’Alaska.

Voici ce que l’on trouve sur la quatrième de couverture :

Une femme rêvait de partir. De prendre le large. A Kodiak, en Alaska, elle trouve une place à bord d’un de ces bateaux qui pêchent la morue noire, le crabe et le flétan. Elle supporte l’humidité permanente, la fatigue, la peur, les blessures… Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade. En attendant de rembarquer. C’est alors qu’elle rencontre le Grand Marin.

Catherine Poulain commence à voyager très jeune. Elle a pêché pendant dix ans en Alaska. Elle vit aujourd’hui entre les Alpes de Haute-Provence et le Médoc, où elle est respectivement bergère et ouvrière viticole. Le Grand Marin est son premier roman.


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Nous suivons Lily, qui a quitté le Sud de la France pour une raison obscure, peut-être un besoin de changement. Son rêve est d’aller au bout du monde, l’Alaska, pour pêcher dans les grands fonds. Elle part donc pour travailler illégalement. Elle erre dans la ville portuaire de Kodiak, demandant à plusieurs pêcheurs de pouvoir embarquer sur le bateau pour apprendre. Nombreux sont ceux qui se moquent d’elle, une femme avec aucune expérience maritime. Suite à des rencontres, elle réussit à se faire embaucher sur un navire, dans une équipe d’hommes. Coups bas et violence sont son quotidien face à ces marins. Le travail est très dur et la protagoniste fait tout pour réussir dans cette atmosphère où règne une certaine morosité. Le quotidien de ces marins est décevant et c’est étonnant que Lily, qui cherche l’exaltation, ait apprécié ces moments si ennuyeux.

L’alternance entre la préparation du bateau, la pêche et le retour au port est très fréquente et on a une redondance un peu ennuyeuse pour le lecteur. Par exemple le quotidien au port est alcool, nourriture et sommeil. Même la relation au grand marin est particulière, entre alcool et ennui, Lily ne cherche pas à se poser mais elle veut retrouver cet homme par la suite. Ces répétitions entrainent des longueurs dans la lecture.

Lily est un personnage contradictoire qui est difficile à cerner. Elle a quitté la France pour une raison obscure, sans faire de papiers, et surtout son rapport à la vie et à la douleur est contradictoire. Elle dit qu’elle veut vivre mais elle est prête à mourir plutôt que de retourner en France, ses nombreuses blessures graves montrent ce côté extrême et autodestructeur.

Les moments en mer sont les plus exaltants et le lecteur est pris par cette action et cette vague littéraire. La description est précise et le lecteur se sent embarquer sur ce bateau face à ces tempêtes et à cet équipage.

La fin ne nous donne guère d’informations sur le chemin que le personnage va suivre, cela est assez frustrant pour le lecteur.

Une lecture difficile, car les personnages sont difficiles à cerner et peu attachants mais on ne peut pas rester indifférents aux moments d’actions en mer.

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