[Critique littéraire] « Le matin en avait décidé autrement » de Salomé Vienne

Premièrement, merci aux éditions Memnos pour ce service presse.

« La Matin en avait décidé autrement » de Salomé Vienne m’a tout d’abord attiré grâce à sa couverture que j’ai trouvée magnifique et très poétique, puis grâce au résumé qui m’a réellement intriguée. J’avais envie d’en savoir plus sur Éda et Théo et sur leur histoire. Je me suis donc empressée d’accepter ce livre avec un enthousiasme non dissimulé. Je dois dire que le roman est encore plus beau en vrai, ce qui a ajouté à ma curiosité. Laissez-moi donc vous donner mon avis sur ce roman.

Voici donc ce que l’on trouve en quatrième de couverture :

Éda et Théo avaient tout pour être heureux. Des gamins comme les autres, qui jouaient à se faire peur en se racontant des histoires au pied du grand châtaignier. Un jour pourtant, Éda disparaît sans laisser de traces. Et tout le monde oublia l’arbre, Éda et ses rêves étranges. Tous, sauf Théo… Commence alors pour lui l’expérience du doute, l’adolescence puis l’âge adulte. Mais de l’autre côté des mondes, prisonnière de la cellule 222 du Centre de tests génétiques de l’Empire, Éda vit encore et lutte, chaque matin, pour un fol espoir : retrouver Théo et lui confier sa dernière histoire, celle de sa survie…
Salomé Vienne nous entraîne aux confins des mondes, là où l’impossible et le merveilleux se rencontrent pour forger un récit hypnotique.

 

Un traitement inattendu

.

Avant toute chose, je tiens à rappeler quC1-Le-Matin-OK-731x1024e mon avis n’engage que moi. 

Avec ce roman je m’attendais à être transportée tout en étant ancrée dans le monde réel… L’histoire commençait plutôt bien. J’ai adoré le prologue que j’ai trouvé très poétique. Emprunt d’une certaine nostalgie. J’ai tout de suite senti que j’allais aimer ce livre… Puis c’est la désillusion avec les premiers chapitres présentant Éda et Théo enfants… Je n’ai rien contre les enfants, mais là l’auteur est partie trop loin. Deux gamins qui se prennent pour des indiens, certes, mais lorsque c’est exploité à l’extrême (et pendant plusieurs -longues- pages), quitte à comparer la tante d’Éda à un arbre, très peu pour moi. Je n’ai clairement pas trouvé l’intérêt de ce long passage (30 pages, cela peut paraître court mais pas en début de roman)… Je n’ai même pas compris si Éda avait des origines indiennes ou si c’était juste une lubie des deux enfants. Tous leurs jeux et épreuves qu’ils s’infligent n’apportent, à mon sens, rien à l’histoire. Quelques pages auraient été suffisantes, pour ensuite continuer sur leur relation d’adolescents sachant qu’elle disparaît lors de cette période.

Ensuite le roman alterne entre le point de vue de Théodore qui tente de faire publier un manuscrit qui est un témoignage d’Éda à propos de ce qui lui est arrivé et ce qui se passe dans le « monde » où est retenue cette dernière. Mais que lui est-il arrivé d’ailleurs ? Et bien c’est là que commence ma vraie surprise. Le roman est en fait bien plus proche d’un roman de science fiction que ce à quoi je m’attendais. Et j’ai beaucoup de mal avec ce genre là. Éda a été emmenée de force dans une sorte de « ville » ou de « centre » où des expériences sont menées sur les femmes… On y rencontre des personnages qu’on ne connaît pas, jusqu’ici rien de dérangeant, si ce n’est que les personnages principaux n’ont même pas été approfondi avant ce qui m’a empêchée de m’y attacher et de ressentir de l’empathie pour eux… Je n’ai même pas compris d’où certains protagonistes débarquaient. Par exemple, Marnie est la tante d’Éda, puis l’auteur mentionne une femme ; j’étais persuadée que c’était elle, jusqu’à ce que j’apprenne qu’elle s’appelle en fait Helena. Ce n’est donc pas Marnie (évidemment). Je ne veux rien spoiler au cas où vous décideriez de vous forger votre propre opinion donc je ne donne pas plus de détails concernant l’intrigue.

 

Une lecture laborieuse

 

16178685_2006010449626618_5326684687590459142_oPassons ensuite à la construction du roman. Il est composé de plusieurs parties, parfois longues, trop longues. Ce qui m’a le plus gênée est l’absence de dialogues (ou du moins leur quasi absence)… J’aime quand ça bouge, que c’est vivant. Là rien, le calme plat. Il ne se passe pas grand chose et j’ai peiné à rentrer dans l’intrigue, ce qui n’a rien arrangé.

À partir de la moitié environ, apparaissent, de temps en temps, des chapitres qui n’ont rien à voir avec l’intrigue principale. Ils sont écrit par Éda pour Théo. J’ai eu beaucoup de mal à me concentrer dessus sachant qu’ils mettent en scène des personnages qui ne font pas partie de l’histoire d’origine alors que je n’arrivais déjà pas à accrocher aux personnages principaux.

Éda et Théo ont finalement pour seul moyen d’interaction les rêves d’Éda qui sont rares et qui n’arrivent que vers la fin… C’est donc long avant qu’il ne se passe quelque chose que j’ai trouvé intéressant.

.

En bref, une lecture difficile et longue (plus d’une semaine). Je conçois que ça puisse plaire à certaines personnes (ça a même été un coup de coeur pour l’une de nos lectrices je crois). Mais, sur moi, “Le Matin en avait décidé autrement” n’a pas fonctionné et j’en suis la première désolée.

10


Steven signature

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :