[Critique Littéraire] Les Dieux du tango de Carolina De Robertis

Je vous propose le roman Les Dieux du tango en avant-première. Il est écrit par Carolina De Robertis et traduit par Eva Monteilheit, et sera publié le 18 mai 2017 par Le Cherche Midi. Il fait 504 pages.

Voici ce que l’on trouve sur la quatrième de couverture : 

Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son petit village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père.

Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, quelque chose la retient… Leda brûle d’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville, le tango, l’envoûte. Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Un soir, vêtue du costume de son mari, elle part, invisible, à travers la ville.
Elle s’immerge dans le monde de la nuit, le monde du tango. Elle s’engage tout entière dans un voyage qui la mènera au bout de sa condition de femme, de son art, de la passion sous toutes ses formes, de son histoire meurtrie. Un voyage au bout d’elle-même. 
Carolina De Robertis signe avec ce roman un texte d’une grande sensualité, une ode à la liberté, à la passion, à la vie. Pour accompagner la destinée de ces personnages sublimes et poignants, le tango, omniprésent, résonne à chaque page. Plus qu’un roman, ce texte est aussi un témoignage captivant sur la Buenos Aires du début du XXe siècle, et un document rare sur la naissance du tango.

51kZH2vaksLUn coup de coeur de plus pour Le Cherche Midi qui cible des romans qui parlent.

Des thématiques autour de la femme, de son émancipation, de son désir, du sexe, des conditions de vie de celle-ci au début XXe siècle.

Nous suivons Leda, jeune italienne d’un village près de Naples. Son quotidien est morne depuis le décès de sa cousine Cora et encore plus lorsque son fiancé part en Argentine. Après un mariage par procuration, elle quitte l’Europe et ses démons pour Buenos Aires, une ville nouvelle où tout lui semble possible. Arrivée sur place, elle rencontre un inconnu qui lui apprend que Dante son mari est mort. Suite au choc de se retrouver seule et sans ressources, elle décide de prendre son destin en main.

Elle fournit un dur labeur pour gagner une misère et ne sent pas valorisée par ce qu’elle fait. Jusqu’au jour où elle entend une musique ensorcelante : le tango. Mais elle apprend malheureusement qu’il ne peut pas être joué par une femme. Leda prend une décision sans précédent : elle décide de se transformer en homme pour pouvoir jouer du violon et du tango. Elle prend les affaires de son défunt mari et s’en revêt. Elle peut trouver un travail où elle gagne davantage pour ainsi pouvoir jouer le soir et assouvir sa passion. Plus tard, elle rencontrera un groupe de musiciens qui la feront se joindre à eux, le groupe mené par Santiago, dit El Negro,  un groupe très réputé qui fera fortune. 

Mais des obstacles permanents vont se mettre sur la route de Leda, qui doit cacher sa féminité, éviter les passions sulfureuses pour les femmes qui s’apercevraient rapidement de certaines caractéristiques. De plus, le passé de sa cousine Cora, qui s’est noyée après avoir virée dans la folie (on ne sait pas trop quelle maladie précise), lui revient et elle assemble des éléments pour comprendre ce qui est arrivée à sa cousine avec cette famille particulière.

Leda sera donc enivrée par la musique et par les femmes. Parviendra-t-elle à cacher son secret jusqu’au bout ?

L’écriture est agréable et le lecteur est absorbé par les descriptions : de la ville, de la musique, du désir. 

Un roman très intéressant et sur fond d’histoire européenne et argentine du XXe siècle.

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