[Critique Littéraire] Nox : L’intégrale – Yves Grevet

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, on se retrouve pour une toute nouvelle chronique qui portera sur le roman de Yves Grevet, « Nox – L’intégrale ».

Le roman « Nox – L’intégrale »  est un roman de dystopie/science-fiction très sombre et cruel. Ce livre aborde de nombreux thèmes tels que l’amitié, la révolution, l’amour, la violence, la mort et les différences sociales. Il a été publié le 21 Octobre 2015 chez la maison d’édition « Syros Jeunesse ».

Composé de 845 pages dans le format proposé chez Syros Jeunesse, il vous est possible de l’acquérir au prix de 24.90 € en version brochée sur Amazon.

Voici donc le résumé que l’on retrouve sur la 4ème de couverture de « Nox – L’intégrale »:

Une ville basse enveloppée d’un brouillard opaque, plongée dans l’obscurité. Des hommes contraints de marcher sans cesse pour produire de la lumière. Un héros qui se bat pour vivre auprès de celle qu’il aime. Des amis d’enfance qui s’engagent dans des camps adverses. Une jeune fille qui vit dans la lumière, à la recherche de la femme qui l’a élevée.

Ma chronique littéraire

Un roman bluffant, attachant qui vous amènera tout droit dans une sombre réalité, sordide et cruelle qui ne vous lâchera qu’à la dernière page !

Ce roman nous narre l’histoire de plusieurs personnages, principaux acteurs de ce monde en deux teintes, celui de la ville haute, destiné aux riches et celui de la ville basse où vivent les pauvres, en dessous d’un nuage de pollution qui a plongé la ville dans le noir. Nous suivons donc Ludmilla, une jeune femme riche, fille d’un homme de la ville haute qui tente de partir à la recherche de sa bonne disparue, ainsi que Lucen, Snia, Gerges et Firmie, un groupe d’amis tiraillés par la révolution et par leur amitié qui s’effrite peu à peu. Une quête de bonheur impossible dans un monde obscurci par les hommes et leur dualité éternelle.

Une aventure haletante où nous parcourons cet univers aux côtés de ses personnages, qui parfois, se croisent, s’entremêlent, donnant lieu a des rencontres uniques. Des rebondissements et des histoires attachantes, déchirantes, au point de ne plus avoir envie de connaitre le destin de ces hommes et de ces femmes. Une dystopie très sombre, où l’on suit petit à petit, l’écroulement d’une société, d’un monde, d’une vie… 

La narration de ce roman se fait sous divers points de vue qui s’alternent et présentent les faits sous différentes visions, celle de Lucen, Ludmilla, Gerges, Firmie et d’autres protagonistes qui vont au fur et à mesure, apparaitre dans l’histoire. Une narration qui nous permet de comprendre pleinement l’intrigue du roman et ses petits secrets.
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Le rythme du roman est très bien réparti, on nous donne un peu de répit quand on en a besoin et on nous laisse sans voix au moment où il le faut. Je dirai que ce rythme est bien adapté à ce genre de livre car une intégrale, ça peut parfois etre long et là, nous avons véritablement un rythme qui nous manipule et nous guide tout le long des deux tomes. Bien que parfois, j’ai trouvé quelques personnages agaçants, le rythme était très plaisant et sauvait bon nombre de passage à « vide ».

Un univers triste, maussade et remplie de sang qui pose dans la première partie les enjeux de la ville haute et de la ville basse, puis par la suite, qui nous entraîne dans l’effondrement d’une société futuriste où les hommes se sont scindé en deux groupes, les riches et les pauvres. Bien sûr, l’environnement sombre et rempli de cruauté nous fait comprendre l’ampleur de la difficulté à vivre dans un monde semblable, dans le chaos, qui n’épargne pas les plus bons d’entre les hommes. Un monde très bien construit, très fouillé et décrit qui nous offre une vraie immersion dans un nouvel univers, glauque et sans lumière.

Le style de Yves Grevet est vraiment toujours aussi bon, fluide et rempli de détails. J’adore sa façon d’écrire et la manière dont il nous guide à travers ses histoires, ici encore, il réussit son pari en nous offrant un récit de qualité, très nourri en rebondissement et délicieusement cruelle.
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En ce qui concerne les personnages principaux, nous pouvons en compter trois, d’ailleurs, ils figurent tous trois sur la couverture du tome 1 et du tome 2. Tout d’abord nous avons Lucen, un garçon naïf mais qui se pose énormément de questions sur sa vie et son univers, au point de remettre en cause l’autorité de sa mère et de son père, deux membres de la ville basse. Ce personnage évolue énormément dans ce roman, on le découvre, jeune, innocent, et on le retrouve réfléchi, mûr. Ensuite nous retrouvons Ludmilla, un des personnages que j’ai préféré dans ce livre. C’est une fille à papa, assez agaçante au début, mais très vite, on prend gout à connaitre les mystères qui l’entourent et plus précisément sa bonne disparue, Martha, que l’on découvre tout au long du roman à travers ses yeux. Pour finir, venons en a Gerges, un personnage détestable au plus au point, il a vraiment un esprit faible et se laisse facilement enrôler, un personnage que je n’ai pas vraiment apprécié…

Les personnages secondaires sont innombrables et c’est surement ce qui m’a le plus freiné dans cette lecture ! Un côté « foisonnant » de personnages, semblable a un « Game of Thrones », où les histoires s’entremêlent et se lient, se délient et s’éloignent, c’est un schéma narratif très complexe à comprendre car il y a beaucoup de personnages. Mais bien que l’auteur ait décidé de construire un univers rempli de personnages, chacun d’entre eux a son utilité, apporte sa pierre à cette intrigue.

L’Intrigue de ce roman réside en fait sur ces quelques personnages qui découvrent, du haut de leur jeunesse, la destruction de leur monde, de leur ignorance. On suit le changement de caractère de chacun et les influences du monde sur leurs actions. Une sorte de quête du bonheur, de sensations, de changements…

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Une ambiance assez sombre, immersive, peut-être un peu trop car nous sommes profondément marqués par certains passages du roman et j’ai trouvé ça finalement assez malsain comme « environnement ». Cependant, ce climat était nécessaire pour la bonne entrée dans l’histoire qui se veut difficile et sans scrupules.

En ce qui concerne le visuel du roman, je le trouve très joli, mélange de jaune et de noir, avec une couverture très douce et attrayante. Après coup, je pense que le visuel décrit très bien le fond et la forme du roman. Derrière, l’on retrouve un résumé assez court pour une intégrale, mais très appréciable car cela nous laisse une grande part de mystère.

Finalement, c’était une lecture assez agréable, malgré la taille considérable de l’intégrale qui m’a un peu ralenti au début mais très vite, je me suis lancé a corps perdu dans ce roman. J’ai trouvé les personnages, l’univers et l’intrigue très bien construit mais le côté sadique de ce livre peut parfois vous surprendre !

Un roman profond, dur, un mélange d’obscurité et de lumière qui vous fera traverser un univers aussi cruel que sombre ! Un roman très agréable à lire que je vous recommande.
s (6)


Et vous ?

Avez-vous envie de lire ce roman ? Avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à parler de tout ça dans les commentaires !

Steven's Books

 

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Personnellement j’ai été déçue par la fin que je n’ai pas trouvé assez développée.

2 années ago

C’est vrai qu’on nous laisse un peu en plan :/

2 années ago

J’ai très envie de le lire, en fait j’ai très envie de découvrir cet auteur depuis U4 ^^’

2 années ago

C’est vraiment un auteur très agréable a lire 🙂

2 années ago

Je lui avais trouvé quelques longueurs mais c’est un bon livre quand même ! Contente qu’il t’ait plu !

2 années ago

Oui, j’ai trouvé également 🙂

2 années ago

J’avais eu l’occasion de lire le 1er tome de ce roman quand j’étais au lycée, à l’occasion du prix de l’imaginaire il me semble (qui avait été remporté par « La 5e Vague » à l’époque). Bref, j’avais aimé sans plus à cette époque il me semble. Je pense que cela venait surtout du fait que je lisais énormément de dystopies à l’époque, du coup ce livre m’avait paru des plus « classiques » parmi le flot de romans catastrophes qui sortaient à ce moment-là.

Je crois que j’avais bien aimé les personnages, mais pas spécialement l’univers aussi. Enfin, c’était il y a 4/5 ans environ je crois, donc il faudrait que je me refasse une idée si un jour j’en ai l’occasion 🙂

1 année ago

C’est assez dur je trouve de s’immerger totalement et de se laisser emporter, donc je comprends ton avis 🙂

1 année ago

[…] (Voir la chronique) […]

1 année ago
Am'
La Rédac

Yves Grevet est un très bon auteur, je trouve qu’il réussi à nous embarquer totalement.
Malgré tout, Meto restera pour moi le meilleur roman (du moins trilogie…) de cet auteur. Une grosse claque pour ma part à l’époque.

1 année ago

Review [Critique Littéraire] Nox : L’intégrale – Yves Grevet

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