L’interview de l’auteure Céline Landressie

Bonjour à toutes et à tous !

Il y a peu de temps je vous dévoilais mes toutes premières interviews de Blogueurs avec les auteures des blogs Comme dans un livre et Lecture Rousse. Mais aujourd’hui on se retrouve pour un article particulier, car il s’agit là de ma toute première interview d’auteur et cette entrée en matière se fera aux côtés de Céline Landressie, l’auteure du roman « Rose Morte » qui a très gentiment accepté de répondre à mes quelques questions et je l’en remercie infiniment.

Voici donc l’interview de Céline Landressie, mais avant de lui laisser la parole je vais vous présenter rapidement son parcours et ce qui m’a plu chez elle !

Céline Landressie est une auteure originale et charismatique, elle manie la plume aussi bien que les mots et nous fait découvrir son talent à travers sa saga « Rose Morte ». Au-delà de sa présence, Céline Landressie est sympathique et proche de ses lecteurs, une chose qui n’est pas présente chez tous les écrivains et qui a le mérite d’être saluée !

L'interview de l'auteure Céline Landressie

INTERVIEW

Bonjour Céline, pourriez-vous vous présenter et présenter votre parcours d’écrivain pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

Bonjour ^^ Vous connaissez déjà mon nom, aussi ne vais-je pas le répéter. Je suis l’auteur de « Rose Morte », une saga de littérature gothique, dont 3 tomes sont déjà parus.

Comment en êtes-vous venu à l’écriture ? Combien de romans avez-vous écrits et où en êtes-vous aujourd’hui ?

C’est une question régulière, mais à laquelle il m’est toujours difficile de répondre. En ce qui me concerne, le goût pour les lettres a toujours existé, s’exprimant au fil du temps sous diverses formes. Toutefois, ce fut avant tout une question de contexte, d’opportunité, pour que je décide de me lancer dans l’aventure littéraire.

J’ai écrit trois ouvrages à ce jour,  tous publiés. Actuellement je travaille sur un nouvel ouvrage, qui est aussi le quatrième et avant-dernier opus de la pentalogie « Rose Morte ». 

Pouvez-vous nous présenter votre roman Rose Morte et nous parler un peu plus de ses personnages ?

Rose Morte est une saga de littérature vampirique, c’est-à-dire  inspirée de ce genre lui-même issu de la littérature gothique de la fin XVIIIe/début XIXe siècles. C’est un cycle à la croisée des chemins entre plusieurs genres littéraires (ce qui explique qu’il soit particulièrement difficile à ranger dans une collection quelconque) : fantastique (gothique), historique et romantique, notamment.

Lorsque vous ouvrez un Rose Morte, ne vous attendez pas à un ouvrage de « bit lit », car bien qu’il ait été classé dans cette collection (« bit lit » n’est qu’un nom de collection, à la base), il ne répond pas aux poncifs de l’Urban Fantasy. Si vous l’abordez comme un roman de ce cru, vous allez totalement passer à côté ^^’’

Je ne peux guère vous présenter que lady Eileen, dite « Rose », sinon ce serait gâcher le plaisir. Cette jeune femme de 28 printemps, soit considérée comme quasiment décatie selon les mœurs de son époque, est une avant-gardiste comme l’on en vit de tout temps. Comme la reine Élisabeth, ou Gabrielle d’Estrées,  par exemple. Cette jeune lady exilée en France avec sa famille refuse de s’enchaîner au mari que l’on aurait choisi pour elle. Elle entend rester libre… Cette quête, fort utopiste pour son époque, va la conduire par des chemins pour le moins sombres et tortueux.  

La création des personnages dans un roman est toujours un passage délicat, comment avez-vous créé les vôtres ?

Je ne sais pas. Je n’ai pas la sensation de les avoir créés. Un jour, ils étaient là, tout entier construits, avec leur caractère et leurs spécificités. Je n’ai pas effectué de travail conscient, ni décidé de doser les ingrédients pour tendre à tel ou tel équilibre. Ils étaient là, un point c’est tout ^^’.

L'interview de l'auteure Céline Landressie

L’histoire de Rose Morte que vous aviez imaginée au départ est-elle semblable à celle que nous pouvons lire aujourd’hui ?

 Oui, quasiment. J’ai toujours eu une vision très nette de ce que ce devait être cette saga.

L’écriture d’un roman de la sorte doit être long, combien de temps avez-vous mis pour finaliser le tome 1 de Rose Morte ?

C’est en effet très long, puisqu’il ne s’agit pas d’une écriture «au fil de l’eau ». la saga est tenue par un background fouillé et dense, chaque tome répondant à une évolution précise. Le tout demande aussi beaucoup de recherches historiques. Et puisqu’il s’agit de romans se réclamant de l’esprit de la littérature gothique anglaise, la mise en place de la psychologie des personnages, du contexte, etc, est exigeante.

Pour le premier tome, j’ai passé 6 mois en recherches historiques, et un an de rédaction. Un an et demi, donc.

Le contexte historique de votre roman est retranscrit de manière très claire et précise, pourtant, l’on sait a quel point cela peut devenir ardu. Êtes-vous passionnée par ces périodes ? Avez-vous fait des recherches pour écrire dans ce contexte ?

J’ai toujours été très respectueuse de l’Histoire, car elle contient le cheminement de l’humanité. Or, à mon sens, l’on ne s’y réfère pas assez : toutes les erreurs et les travers du genre humain sont contenus dans notre Histoire… mais apparemment, il est beaucoup plus commode d’oublier, d’ignorer, pour mieux s’octroyer le droit de recommencer éternellement les mêmes aberrations.

Passion est peut-être un mot un peu trop fort, mais il est certain que l’Histoire me fascine.

Quant aux recherches, évidemment qu’il en faut, et de grosses, grosses quantités, lorsque l’on prétend écrire un roman qui ne déforme pas la réalité historique. Pour donner l’exemple le plus récent (et aussi le plus impressionnant) : j’ai lu plus de 4000 pages de documentation pour préparer le tome 3 de Rose Morte.

Votre roman sort du lot et sort des cases de la littérature française car il dévoile lentement un univers surnaturel, sans trop en dévoiler, nous avançons progressivement au fil des pages. Ce procédé de faire patienter le lecteur était-il voulu ? Qu’avez-vous cherchez à faire ressentir au lecteur ?

Quand tout est surnaturel, rien ne l’est plus. Voyez-vous où je veux en venir ^^ ?

Un « vrai » roman fantastique « old school » (c’est-à-dire à destination d’un lectorat adulte),  prend le temps de décrire l’ordinaire, de vous en imprégner, afin que le lecteur mesure pleinement l’impact que peut avoir l’extraordinaire sur les personnages, sur leur vie, sur l’histoire…

Oui, le glissement progressif de l’historique au fantastique est complètement voulu. Non seulement pour la cohérence du récit, mais également pour la mise en place historique, et psychologique. Retirer cette partie, et le roman (ainsi que tout ce qu’il contient) descendrait de plusieurs marches en termes d’aboutissement et d’intérêt.

Votre saga nous surprend à la lecture grâce à la qualité de l’écriture et à la richesse de votre vocabulaire. On se retrouve très vite avec des phrases remplies de détails, qui au fur et à mesure, nous dépeignent un tableau. Retravaillez-vous votre texte pour obtenir un tel résultat ?

Le premier jet est presque celui que vous pouvez lire une fois la publication achevée. Presque. Il suffit souvent de peu de choses pour améliorer la fluidité et la musicalité d’une phrase, ou d’un paragraphe. Or, ces deux points sont pour moi cruciaux. Oui, je peaufine, et re-peaufine, et scrute, et travaille 1000 fois une même phrase (jusqu’à déterminé le bon placement de la virgule pour faire passer la pause de respiration  ou pause dramatique voulue).

Mes romans sont « abusément » peaufinés et travaillés, parce que je suis une terrifiante perfectionniste… ^^’ 

Combien de tomes au final comptera la Saga ? Est-ce que vous avez déjà établi la trame de vos histoires ? Savez-vous depuis le début la fin de votre intrigue ?

La saga « mère » comptera 5 tomes. Oui, tout est déjà établi. Oui, je connais la fin depuis le début (quelle tournure de phrase amusante ^^ !).

L'interview de l'auteure Céline Landressie

Nous attendons impatiemment la sortie du tome 3, Flétrissures, pouvez-vous nous en dire quelques mots ? A quoi doit-on s’attendre avec ce nouveau tome ?

A la même chose que dans les opus précédents, à ceci près que la tension monte de plus en plus. A quoi devez-vous attendre ? À une ambiance de plus en plus mature, sombre, sans concession d’aucune sorte.

Parlez-nous du parcours de Rose Morte vers la publication, avez-vous eu de nombreux refus ? Quels liens avez-vous avec votre maison d’édition aujourd’hui ?

Je préfère éviter tous commentaires, pour l’instant, concernant HSN.

Concernant Bragelonne-Milady, j’ai de très bonnes relations avec les intervenants avec lesquels j’ai eu la chance d’interagir. Disponibles, aimables, professionnels, et surtout vraiment respectueux de l’auteur et de son travail. Rien à redire, l’expérience Milady est pour le moment excellente ^^ !

Les retours et remarques que vous recevez de la part de vos lecteurs vous aident-elles à progresser ? Les prenez-vous en considération pour la suite de votre écriture ?

S’il s’agit de savoir si je prends en considération lorsque quelqu’un se plaint de ne pas en savoir assez, ou estime que tel personnage en dit trop peu, ou que la trame de fond n’est pas assez expliquée par A+B, la réponse est évidemment : non. Je sais où je vais, et ce que je veux faire. Aussi, je ne peux ni ne veux tenir compte des préférences de chacun pour construire cette saga. Ce n’est pas une œuvre commerciale correspondant au plus grand monde que je m’évertue à créer, mais un univers dont j’ai une vision précise. Donc, forcément, il y a aura des lecteurs à qui cela ne conviendra pas, ou qui passeront par une période d’adaptation ^^’ C’est tout à fait normal. J’irais même plus loin : pour qu’un paysage littéraire soit intéressant il en faut pour tous les goûts, et toutes les humeurs. Aucun titre ne peut faire l’unanimité, et c’est très bien comme ça.

Vous êtes désormais une auteure publiée, concrètement, qu’est-ce que cela a changée dans votre vie ?

Concrètement ? Encore plus de travail. Je sais bien que beaucoup de gens considèrent l’activité d’auteur comme un hobby de doux rêveur, pratiqué le dimanche après-midi après la sieste et avant l’apéro… Mais le fait que lorsque l’on s’y attèle vraiment, auteur, c’est un métier. Un métier, qui plus est, d’une exigence rare, qui rapporte très peu, qui est terriblement chronophage, voire ingrat selon les périodes, et qui peut en décourager plus d’un (« beaucoup d’appelés, peu d’élus »).

Être publiée aura donc apporté encore un peu plus de travail par-dessus le travail ^^’ avant la publication, on travaille « juste » le texte, et on cherche un éditeur (pour peu qu’on en veuille un). Après la publication, on travaille toujours le texte (avec tout ce que ça implique), et l’on s’attèle à toute la partie promotion, gestion et communication. Or, plus les ouvrages rencontrent leur lectorat, plus le travail sur ces derniers points augmente !

Quels sont vos objectifs maintenant ?

Terminer la saga, et la voir intégralement publiée. Mener à terme mes autres projets… En somme : réussir à exercer mon métier ^^’

Si vous aviez un seul conseil à donner aux jeunes écrivains toujours sur leur premier roman ?

Travailler. Vraiment travailler : relisez-vous, peaufinez vos textes, bosser le background et la psychologie de vos personnages. Et travaillez, et travaillez encore…

 Avez-vous un dernier mot pour vos fidèles lecteurs ?

 Merci beaucoup de suivre cette saga. Sans vous, elle n’existerait tout simplement pas !

L'interview de l'auteure Céline Landressie

J’espère que cette petite interview vous aura plu ! Je vous invite à vous rendre sur sa page pour découvrir son univers ! On se retrouve prochainement pour d’autres nouvelles interviews !


Et Vous ?

Connaissiez-vous cette auteure ? Avez-vous lu sa saga « Rose Morte ? Celle-ci vous a-t-elle plu ? N’hésitez pas à parler de tout ça dans les commentaires !

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Très sympa cet interview, merci! 🙂

2 années ago

Je suis ravi qu’elle te plaise ! 🙂

2 années ago

J’aime beaucoup cette interview! C’est une auteure qui est vraiment sympathique. 🙂

2 années ago

Oui, elle est vraiment adorable 🙂

2 années ago

Sa a l’air très sympa! Tant a série que l’auteur! Chroniqueurs et intervieweurs vous allez nous ruiner!!!!

2 années ago

Ton interview est vraiment très sympa !

2 années ago

Merci 🙂 Les auteurs sont tellement sympathiques !

2 années ago

[…] L’interview de l’auteure Céline Landressie […]

2 années ago

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